Le Clan des Vannes. La vie et l’eau sont encore en nous. Préservons-les !
LE CLAN DES VANNES : groupe de citoyens, ne pouvant plus assister les bras croisés aux arrosages intempestifs du maïs en plein été au détriment du patrimoine commun. En restant anonymes nous pourrons continuer plus aisément à agir et éviter les violences et menaces habituelles de certains du monde agricole (dont certains de nous font parti). Nous savons bien que nos services des ″Renseignements Généreux″ n’auront pas grand mal à nous identifier, s’ils le souhaitent.
Lettre aux irrigants, élus, responsables syndicaux agricoles, citoyens,…
Depuis début août, plusieurs campagnes de fermeture des robinets ont eu lieu surtout en sud Vendée, dans le bassin Vendée-Sèvre-Autize (surtout Autize), ainsi que dans le Niortais, Le Rochefortais,….
Les maïsiculteurs irrigants concernés n’ont pas dû en faire état plus que cela…
Non Ce n’est pas une blague ou une vanne. Ces actions fondées, réfléchies, non-violentes et sans détériorations, sont accomplies dans la bonne humeur par équipes de 1,2 ou 3 personnes à pied ou en vélo, voire en voiture, en toute connaissance des risques.
Dans l’esprit du "Clan du Néon", il s’agit simplement de fermer les vannes des arrosages de maïs (ou d’arrêter l’irrigation par le fonctionnement normal des enrouleurs des arroseurs). Quelques clés, laissées sur les coffres de programmateurs des enrouleurs, ont été emportées. Elles seront restituées à l’automne sur place ou en Mairie (avec les coordonnées des parcelles).
La plus importante campagne a dû être celle du 20 août (fin de l’enquête publique sur les bassines du sud-85, où les arroseurs sont repartis de plus belle…), avec 14 arroseurs arrêtés. Ceci en laissant, le plus souvent, un message collé sur l’enrouleur, dans le style :
"Vous avez dû oublier de fermer le robinet en partant.
Nous nous sommes permis de le faire pour votre facture d'eau et la santé de notre environnement.
La vie est en nous, dans la terre et dans l'eau.
Cordialement.
Le clan des vannes."
Ces campagnes de fermeture de vannes se sont intensifiées en quantité et territoire en août 2009 et le seront si nécessaire en 2010, dans le même esprit. Nous invitons ceux et celles qui le souhaitent à participer à ces campagnes. Et toujours dans le respect des biens et des personnes.
En espérant qu’une prise de conscience générale aboutira enfin à de nets changements agricoles et environnementaux avant qu’il ne soit trop tard ; si cela n’est pas encore le cas.
Cela avant que d’autres citoyens, ne deviennent plus radicaux en mettant hors de service ces matériels d’irrigation.
Ce serait dommage de voir de tels actes.
Pourquoi ?
Depuis des années, les citoyens assistent au même spectacle provocateur.
L’arrosage d’une plante qui a besoin d’eau quand il y en a le moins dans nos régions. 80 % de l’eau consommée l’été, partie dans l’irrigation et l’évaporation. Plante qui continue d’être cultivée à grande échelle, souvent irriguée, au détriment de nombreuses autres cultures de ce fait importées.
Un système bientôt pérennisé et développé par les bassines et principalement financées par l’argent public pour l’intérêt financier de quelques uns. Ceci aussi grâce aux diverses subventions mal réparties.
Système qui concurrence peu honnêtement l’agriculture des pays pauvres et induits encore plus de migrations de la faim.
Cette monoculture, qui induit une grande présence d’insectes ravageurs, tend vers plus de pesticides et d’engrais pour des sols sans vies et déséquilibrés et des eaux très chères à rendre potables (toujours aux frais du contribuable).
Une autre agriculture, durable est possible et existe ; avec de nombreuses autres cultures (pas ou peu subventionnées actuellement). Il suffit pour les vrais agriculteurs, de s’en inspirer et de ne plus être les sous-fifres des marchands de pesticides, de semences stérilisées, de matériels onéreux, de prêts et d’un système aliénants, etc.…
◘ L’union européenne n’étant pas seulement à but économique, voici un cours rappel de la Charte européenne de l’eau article 10 : ″ L’eau est un patrimoine commun dont la valeur doit être reconnue de tous. Chacun a le devoir de l’économiser et d’en user avec soin″. Ces arroseurs utilise généralement 50 à 80 m3/ heure, soit en 1 à 2 heures la consommation annuelle d’une famille !
Tous les ans, la prise de conscience du problème et la réaction des médias arrive tard, en fin d’été.
Le phénomène se répète et s’accentue chaque année. Jusqu’à quand, jusqu'à quel point, jusqu’à quelles réactions des citoyens et des élus ? Récemment un élu a porté plainte pour l’assèchement d’une rivière en Deux-Sèvres. Des associations de défense de l’environnement luttent depuis longtemps avec leurs moyens, sans résultats tangibles. Quand l’intérêt financier de quelques uns s’arrêtera-t-il de détruire le patrimoine de tous? Ceci en permettant à plus de vrais agriculteurs d’exercer leur profession.
La vie et l’eau sont encore en nous. Préservons-les !
Le Clan des vannes.